Un bouc certes, mais c'est la fin. A +
Ainsi se termine notre mission « humanitaire ». Nous avons développé notre entreprise. Nous l’avons rendu viable. La Brique va pouvoir enfin dégager des bénéfices. Nous avons pu ébaucher notre projet d’AEP et nous avons distribué le matériel que nous avions envoyé durant l’année. Je crois que nous pouvons considérer notre action comme une réussite. Reste quelques doutes sur la maintenance du cyber. Nous avons hâte de recevoir les premières nouvelles d’ici 1 mois.
Paul et Jean ont été les gens qui nous ont le plus entouré. Nous sommes inquiets du fait que Paul reparte en Suisse pour gérer l’association de là bas, mais notre amitié reste forte et notre partenariat l’est tout autant. Merci. Jean, le directeur de l’école de Bobomondi, est une perle rare. Nous avons beaucoup rie avec lui. De plus, il a été très reconnaissant du matériel que nous avons donné pour ses enseignants et ses élèves. Merci.
Le développement international est une problématique infiniment compliquée et relève de problématiques éthiques lourdes. L’humanitaire d’urgence, lui, n’est pas très difficile à rendre réellement utile. On sauve des vies, dans l’instantané. Comment ne pas être légitime ? Ici nous sommes face à des difficultés bien autres. La Brique a fondée une école de 200 élèves, un orphelinat de 20 nourrissons, aide une trentaine d’enfants divers par parrainage, et gère un club de foot. Nous nous avons créée une entreprise et fournie du matériel. Y a-t-il des reflets de néo-colonialisme dans notre action ? Avons-nous réellement apporté la canne à pêche plutôt que le poisson ? Notre présence ici, laissera-t-elle réellement des implications bénéfiques pour le développement du pays ? J’ai beaucoup douté et cogité sur ces questions, et voila mes conclusions. Je ne crois pas que nous colportons notre culture, nous n’avons, à aucun moment eu le sentiment d’introduire nos valeurs dans les modes de fonctionnements normaux. Notre action n’est pas reflet d’un néo-colonialisme. De surcroît, nous avons créé 2 emplois, une entité économique qui ouvre les clients sur le monde, qui les ouvre aux technologies nouvelles, et qui va permettre à La Brique d’être plus autonome financièrement ; nous avons développé l’école de Bobomondi grâce aux fournitures scolaires, Jean nous a assuré que l’effet été très concret et que cela incite les enfants à continuer l’école car l’achat des fournitures en bloquait plus d’un !
Je crois sincèrement en la qualité de notre projet. Nous l’avons construit de notre propre chef, sans réel aide extérieur, et l’éthique profonde de notre action est satisfaisante. Nous avons donc des raisons de vouloir redoubler d’effort pour les années à venir, nous sommes déterminées. Vive EDD ! Nous incitons donc les personnes qui ont trouvé un intérêt à notre action à nous rejoindre et à s’investir à nos côtés.
Laurent






